DU FICHAGE EN FRANCE AUX FICHAGES EUROPEENS

DU FICHAGE EN FRANCE AUX FICHAGES EUROPEENS
Le fichage en France concerne la pratique du fichage en France ni plus ni moins.

Aux fichages nationaux s'ajoutent des fichages au niveau européen accessibles par les mêmes organismes d'État, et parfois par des organismes privés. La Loi informatique et libertés de 1978, votée à l'occasion de la révélation du projet SAFARI, a institué la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), qui est censée contrôler l'usage et l'application des fichiers. La prolifération des fichiers en France (le rapport Alain Bauer de 2007 en comptait 36; en 2009, on en comptait 45 s'explique à la fois par une logique de surveillance et une transformation de la fonction du droit pénal, de plus en plus axée sur la « dangerosité » (Commission nationale consultative des droits de l'homme , Ligue des droits de l'homme, etc.), et par l'existence de la CNIL, rétive à l'interconnexion des données personnelles et donc à la constitution d'un fichier géant unique, qui amalgamerait différentes personnes et différentes finalités sans tenir compte des différentes dispositions légales.

Au Sommaire

1 Historique jusqu'à 1945
2 De 1945 à 1991
3 Situation au début du XXIe siècle
4 Fichiers de la police nationale
4.1 ARIANE et la suspension d'ARDOISE
4.2 Le Système de traitement des infractions constatées (STIC)
4.3 Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG)
4.4 Le Système d'information Schengen (SIS)
4.5 GEVI
4.6 Fichier national des interdits de stade (FNIS)
4.7 Fichier PNR (données de passagers)
5 Système d'analyse des liens de la violence associée aux crimes (SALVAC)
6 Fichiers communs à la police et à la gendarmerie
6.1 Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED)
6.2 Le FPR
7 Fichiers de la gendarmerie
7.1 FPNE (Fichier des personnes nées à l'étranger)
7.2 Fichier de suivi des personnes faisant l'objet d'une rétention administrative
7.3 Fichier de la batellerie
7.4 Fichier alphabétique de renseignements (FAR)
8 Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS)
9 Fichier du placement sous surveillance électronique mobile
10 Fichier ELOI (Étrangers en situation irrégulière)
11 Loi pour la confiance dans l'économie numérique
12 Fichier « EDVIGE »
13 Fichier Cristina
14 Fichier national des permis de conduire et Fichier des plaques d'immatriculation
15 Passeport biométrique
16 Base-élèves
17 Projet de fichage des « bandes organisées »
18 Fichage par la police municipale
19 Fichage dans le secteur marchand
20 Exemples
21 Annexes
21.1 Bibliographie
21.2 Autres fichiers
21.3 Articles connexes
21.4 Liens externes
21.5 Notes et références

A ces dossiers des sous-dossiers et liens naturellement
vous apprendrez qu'il éxiste des fichiers sur l'adn l'homo-séxualité la religion les bas élèves etc...


CLIQUE ICI !²

Le dossier complet (ou presque) mis à disposition²
sur wikipédia l'encyclopédie libre
je vous demanderai de ne pas le modifier, s'il vous plaît,
pour respecter le travail des auteurs
par avance merci .
# Posté le jeudi 04 juin 2009 00:52
Modifié le samedi 13 juin 2009 04:50

EX - RENSEIGNEMENTS GENERAUX FICHIER EDVIGE LA RELIGION

EX - RENSEIGNEMENTS GENERAUX FICHIER EDVIGE  LA RELIGION
Rappel : Quand les ex-RG se renseignent sur la religion des employés du Conseil Régional
02/10/2008

Un courriel demandant à la Direction des Ressources Humaines du Conseil Régional de Rhône Alpes des précisions sur la pratique religieuse des employés fait scandale.

« Auriez-vous l'amabilité de m'indiquer si parmi votre personnel, vous avez des agents de confession autre que chrétienne (...) pouvez-vous me dire si certains d'entre eux ont demandé des aménagements d'horaires ou de service pour pratiquer leur religion ».


Ce courriel, datant du 16 septembre dernier a été recu par la direction des Ressources Humaines du Conseil Régional Rhône-Alpes. Il proviendrait d'un agent de la sous-direction de l'Information Général, SDIG, mieux connu sous leur ancien cigle, RG, pour Renseignements généraux.
Les services de la région auraient alors contacté la Direction départementale de la Sécurité publique du Rhône (DDSP) afin de s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un canular ou d'une plaisanterie. La DDSP aurait invoqué une étude faite à la demande de l'Association des Maires de France qui a de son côté démenti.
L'auteur du mail avait une adresse se terminant en interieur.gouv.fr, ce qui tendrait à confirmer l'appartenance aux ex-RG de son auteur.

Le président PS de la région, Jean-Jack Queyranne, a alors (le 26 Septembre) alerté par écrit le ministère de l'intérieur. Son courrier, n'est pas instantanément remonté auprès des plus hautes instances de ce ministère, et c'est seulement hier que l'information a été révélée.

Le ministère de l'intérieur qui a été plus rapide à trouver des parades à la polémique médiatique qu'à diligenter le courrier a estimé qu'il s'agissait d'un "acte isolé", et Michèle Alliot-Marie a déclaré ne pas trouver d'intérêt à ficher la religion des employés du Conseil Régional. Une enquête hiérarchique et interne a donc été ouverte, et le brigadier auteur des mails devrait passer en conseil de discipline. Selon une "enquête d'Europe 1", le brigadier n'aurait pas, contrairement à ce qu'affirme sa hiérarchie, agi de son propre chef. Au contraire, il aurait été mandaté pour réaliser une enquête sur 'l'influence du communautarisme religieux sur les milieux économiques et institutionnels' ".

Dans les couloirs du cabinet, la réprobation fait consensus : « Il est totalement inadmissible d'adresser ainsi à une collectivité locale une question de la sorte, sur un sujet qui n'a pas sa place dans les activités d'un Service départemental d'information générale.»

Le Directeur de la Sécurité Publique du Rhône estime de son côté qu'une "consigne pourrait avoir été mal comprise", et il semblerait en effet que procéder à des interrogations par e-mail ne fait pas partie des habitudes des ex-RG.

Jean-Jacques Queyranne, qui estime que d'autres régions auraient été contactés, et le Parti Socialiste, n'ont pas manqué de faire un rapprochement entre cette "initiative" et le contesté fichier Edvige. Et de fustiger une "demande de renseignements qui stigmatise la religion et alimente la discrimination".

Le policier dira-t-il toute la vérité, et notamment l'identité des vrais commenditaires du rapport? Nous le saurons peut-être très prochainement, une fois son passage en conseil de discipline.

La suite sur cette affaire m'est inconnue si quelqun pouvait nous renseigner...
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# Posté le jeudi 04 juin 2009 00:06
Modifié le jeudi 04 juin 2009 01:19

QUAND LES EX - RG PISTENT LES BLOGGEURS APRES UNE INTERVIEW D'UNE JOURNALISTE A UN LYCEEN

QUAND LES EX - RG PISTENT LES BLOGGEURS APRES UNE INTERVIEW D'UNE JOURNALISTE A UN LYCEEN
De source policiere:

La tenue d'un blog de lycéens sur les réformes Darcos a valu à un lycée de la banlieue parisienne la visite de deux policiers : l'affaire, ubuesque, remonte à début janvier, mais il aura fallu l'intervention d'un élu de Bry-sur-Marne et d'une journaliste du Parisien pour que l'information commence à émerger.

En décembre dernier, au plus fort des grands mouvements de manifestations menés contre les réformes Darcos, deux jeunes élèves d'un lycée du Perreux-sur-Marne mettent en ligne un blog, « CIL94170 », CIL pour Comité indépendant lycéen.


Leur objectif : relayer les informations relatives aux manifestations lycéennes et à la réforme Darcos en général. Rien de bien révolutionnaire : le site reprend quelques articles parus sur le sujet dans la presse nationale, confronte différents points et annonce les dates des prochaines manifestations.

Point d'injure ni de propos diffamatoires, pas d'appel à la haine ni au rassemblement... Rien, en somme, qui puisse porter atteinte à la sûreté de l'Etat. Le blog n'aura d'ailleurs en tout et pour tout qu'une quinzaine de visites, c'est dire son influence !

Le 2 janvier, une journaliste du JDD interviewe Stéphane*, 15 ans, par téléphone. Suite à cet entretien, cette journaliste publie, le 4 janvier, un article dans lequel elle présente les deux blogueurs comme les instigateurs d'une manifestation organisée à Sèvres-Babylone :

« A Paris, une manifestation est ainsi prévue jeudi, à 14 heures, au métro Sèvres-Babylone, à l'initiative du comité indépendant lycéen 94, créé pendant les vacances scolaires par des élèves du Val-de-Marne. »

Deux agents des RG se présentent au lycée

Le lendemain de la publication de cet article, la proviseure du lycée Paul-Doumer du Perreux-sur-Marne, dans lequel sont scolarisés les deux adolescents, reçoit la visite de deux agents qu'elle dit s'être présentés comme de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur, ex-renseignements généraux).

Motif invoqué de cette visite : il y aurait au sein du lycée deux agitateurs qui fomenteraient une micro-révolte. Les deux policiers s'enquièrent des situations professionnelles, adresses et coordonnées téléphoniques des parents des deux blogueurs. Puis se saisissent du dossier scolaire des lycéens, après avoir posé un certain nombre de questions quant à leur scolarité et à leur comportement au sein de l'établissement.

Suite à cette visite, la CPE (conseillère principale d'éducation) du lycée convoque les deux élèves pour les informer de la situation. Indignés par « cette atteinte préoccupante à la liberté d'expression et au droit d'opinion, pourtant posées comme libertés fondamentales par notre Constitution », les parents de Stéphane tentent alors d'obtenir l'identité des mystérieux visiteurs, en vain.

La proviseure, prudente, souhaite garder le silence. Et les courriers adressés par la mère du jeune homme et par Johan Ankri, conseiller municipal PS de Bry-sur-Marne (commune de résidence de Stéphane) au ministère de l'Intérieur restent sans réponse.

Hélène Bréault, journaliste à l'édition Val-de-Marne du Parisien, tente à son tour d'entrer en contact avec le ministère. Ses interlocuteurs affirment être certains que les deux prétendus policiers ne sont pas membres de la DCRI. Finalement, après de nombreux appels, il s'avèrera que les deux agents sont issus de la SDIG (Sous-direction de l'information générale, également issue des RG). En effet, selon Laurence Wittek, chargée de communication auprès du Sicop, service en charge de la communication de la police :

« L'attention de ces agents s'est portée sur ce blog car tout ce qui touche aux manifestations et à la sécurité publique entre dans leur champ de compétences. Leur intervention s'inscrit dans le cadre de leurs missions habituelles de surveillance et de suivi des mouvements de manifestations. »

« Une tendance de plus en plus liberticide de la part du pouvoir en place »


Pour Stéphane et ses parents, on a affaire à une véritable tentative d'intimidation, doublée d'une atteinte à la liberté d'expression. Le conseiller municipal Johan Ankri, quant à lui, y voit une confirmation de la « dérive liberticide du pouvoir en place ».

Les pressions semblent d'ailleurs avoir eu l'effet escompté : le blog a été fermé il y a quelques semaines par le co-auteur, sous prétexte d'un nombre insuffisant de visites.

L'élu PS et les parents du jeune homme craignent surtout qu'il ne soit désormais fiché sur EDVIRSP (anciennement fichier EDVIGE), qui recense les personnes « dont l'activité individuelle ou collective indique qu'elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique ». Avec le risque qu'une mention dans un tel dossier ne le poursuive tout au long de sa vie et de ses études.

Afin « d'inciter les gens à la vigilance et de les informer pour que ce type de situation de ne reproduise pas », les parents ont donc fait parvenir un courrier commun au lycée et à la fédération des parents d'élèves, dans l'espoir qu'il soit distribué (ce qui n'a toujours pas été fait à ce jour), au ministère de l'Intérieur et au commissaire à la Jeunesse et aux Sports Martin Hirsh.

Pour autant, si elle lui a fait quelque peu perdre confiance en le système, cette affaire n'a en rien altéré la détermination de Stéphane. Le jeune homme, fidèle à ses idéaux, a ainsi rejoint, quelques semaines après cette affaire, le conseil municipal de sa ville, « afin de s'investir dans un lieu où la parole citoyenne est légitime et entendue ». Et a la ferme intention de lancer un nouveau blog.

* Le prénom a été changé à la demande du jeune homme et de ses parents.
Son tort : avoir voulu informer sur les réformes Darcos.
Avant fermeture, son site n'avait reçu que quinze visites.

De quoi se decider à booster les blogs
Pour la défense & la sécurité du territoire
On ne recherche pas la gloire personnelle mais le triomphe de la juste cause.
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# Posté le mercredi 03 juin 2009 22:09
Modifié le samedi 13 juin 2009 04:54

CARNETS SECRETS : BERTRAND YVES (EX - RG ) ASSURE NE PAS AVOIR REMUNERER DE JOURNALISTES MAIS QUE SONT DEVENUS LES CARNETS ?

CARNETS SECRETS : BERTRAND YVES (EX - RG ) ASSURE NE PAS AVOIR REMUNERER DE JOURNALISTES MAIS QUE SONT DEVENUS LES CARNETS ?
Rappel 24 oct. 2008

L'ancien directeur des Renseignements généraux (DCRG), Yves Bertrand, a assuré vendredi ne pas "avoir rémunéré" de journalistes comme il l'aurait consigné dans ses "carnets secrets", saisis par la justice, et dont la publication d'extraits dans la presse a provoqué une série de plaintes.


Interrogé par le site d'informations en ligne Mediapart, l'ex directeur des RG de 1992 à 2004 assure que "c'est complètement faux" de dire qu'il "aurait rémunéré certains des journalistes" qui venaient le voir lorsqu'il était en activité.

Selon plusieurs sources ayant eu accès à ces carnets, M. Bertrand a consigné dans ceux-ci une dizaine de noms de journalistes avec, pour au moins l'un, une somme d'argent, en francs, en face de son nom.

"Que l'on propage cette rumeur est particulièrement ignoble, déclare M. Bertrand à Mediapart, c'est insultant pour votre profession (de journaliste)".

L'ancien DCRG revient également longuement sur les "rumeurs" et les "ragots" qui étaient inscrits, selon lui, dans ses carnets.

"Je notais sur mes carnets des rumeurs pour protéger ceux qui en étaient la cible", fait-il valoir citant à cet égard Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, ou l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.

L'ancien DCRG a déposé plainte contre X mercredi pour violation du secret de l'instruction, violation du secret professionnel et recel pour la divulgation de ces carnets dans Le Point.

Dans ces 23 carnets à spirale rédigés entre 1998 et 2003 sont consignés indiscrétions, soupçons, rumeurs accusatoires, prétendues "affaires" de sexe et d'argent, M. Bertrand soutenant qu'il s'agit de "brouillons".

Ces carnets ont été saisis et placés sous scellés en janvier 2008 dans le cadre de l'instruction de l'affaire Clearstream de dénonciation calomnieuse.


Plusieurs personnes citées dans ces carnets ont déposé plainte
au premier rang desquelles M. Sarkozy.


Saisi par le chef de l'Etat d'une plainte contre Yves Bertrand, le procureur de Paris apparaît aussi dans les sulfureux carnets de l'ex-patron des RG.

Nicolas Sarkozy entend supprimer le juge d'instruction, fonctionnaire réputé « le plus puissant de France », au profit de l'omnipotence du Parquet. Le Président de la République estime que le juge d'instruction « ne peut être l'arbitre » des enquêtes judiciaires, contrairement au procureur de la République qui, dans ce projet, se verrait attribuer le rôle de chef des enquêtes.

Un tel transfert de compétence pose la question de l'indépendance des magistrats du dit Parquet, indépendance que ces derniers viennent d'ailleurs de réclamer . Au delà de l'indépendance à l'égard du politique, se pose la simple question de l'indépendance à l'égard de toute forme de coercition ou de tentation. C'est d'ailleurs stipulé dans le serment des magistrats. Pas sûr que tout le monde en soit farouchement convaincu...

Sulfureuse annotation
L'affaire des carnets noirs de l'homme réputé le mieux informé de France, l'ex-patron des Renseignements Généraux, Yves Bertrand, et dont des extraits sont cités en audience publique par le Président de la 11° chambre correctionnelle au procès de l'Angolagate, pose ainsi un grave problème de principe. L'enquête préliminaire sur ces carnets voit un même magistrat –Jean-Claude Marin – diriger les investigations préliminaires et être cité par le principal protagoniste du dossier.

Ainsi dans son « pense-bête » Yves Bertrand croit-il utile de noter :

« Marin = Tenu à Nanterre a arrangé 1 aff financière Bernheim Descours (André) a etouffé avec du fric versé sur 1 compte à l'extérieur. »

Yves Bertrand consigne ensuite que cette information aurait été recueillie au cours d'un dîner par le fils de Charles Pasqua, Pierre.

Rien, faut-il le préciser, bien sûr, ne laisse préjuger d'une véracité quelconque des notes d'Yves Bertrand. C'est une évidence confortée par de nombreuses autres annotations fantaisistes déjà repérées dans les carnets.

Les 23 carnets" noirs" de l'ancien patron des RG ( 2000 pages) recèlent encore bien des surprises. Ci-dessus l'étonnante note consignée par Yves Bertrand sur l'un des plus hauts magistrats du pays.
Mais les mots ont un tel poids qu'on attend avec impatience la réaction du Parquet Général devant une telle mise en cause d'un des plus hauts magistrats. Et d'autant plus que l'affaire évoquée par Yves Bertrand, le contentieux judiciaire autour des chaussures André est une affaire bien réelle, laquelle s'est effectivement soldée par un non-lieu au profit d'Antoine Bernheim, l'un des plus puissants patrons français. Contre l'avis du juge d'instruction, Yves Dando, le Parquet de Paris avait soutenu, en 1996, la prescription des délits (abus de biens social) retenus par le juge contre M. Bernheim. A la même époque, Jean-Claude Marin est procureur adjoint à Paris en charge des affaires financières, dont il est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes.

En second lieu, il convient de relever qu'il s'agit de la mise en cause d'un haut fonctionnaire par un autre haut fonctionnaire. Les deux hommes se connaissent, leurs fonctions respectives les conduisant inévitablement à travailler sur les mêmes dossiers. Ceci pendant des années. Yves Bertrand n'a donc pas là seulement consigné un simple « ragot » concernant un inconnu ou quelqu'un qui lui est indifférent. C'est d'un magistrat qu'il connaît depuis des années qu'il « parle ».

Cécité générale...
Or, cette mise en cause du procureur de Paris n'a jamais été mentionnée nulle part. Dieu sait pourtant si « indiscrétions et ragots » pêchés « en eaux troubles » par le « graphomane » n'ont pas manqué de stimuler l'ardeur de la presse à se procurer, puis à disséquer, les 23 carnets saisis en 2008 lors d'une perquisition au domicile d'Yves Bertrand dans le cadre de l'affaire Clearstream.

Rappelons que c'est le Parquet de Paris qui, comme l'a révélé Bakchich, a recueilli la plainte déposée par le Président de la République pour « atteinte à la vie privée » et « dénonciation calomnieuse ». Les « brouillons » du patron de RG contiennent en effet des notes selon lesquelles Nicolas Sarkozy aurait touché de l'argent ; des notes évoquées cette semaine par le Président Parlos aux audiences de l'Angolagate ; d'autres notes de Bertrand suivent comme le lait sur le feu sa vie privée et encore la couleur des rideaux de Cécilia...

Une lecture attentive des mêmes carnets montre qu'à l'évidence, Yves Bertrand ne s'est pas fait saisir ses carnets par « surprise », mais que de longue date, il s'était préparé à cette éventualité. Il a pris soin de biffer certains noms qui pour certains, pouvaient représenter un danger pour lui, et notamment dans le cadre de l'atteinte à la vie privée. D'autres biffures visent à protéger des proches et notamment un important responsable syndical de la police, dont les fins de mois difficiles sont améliorées de quelques gratifications issues des fonds secrets. Parmi les passages qu'Yves Bertrand a choisis de ne pas soustraire à la curiosité générale et en premier lieu à celle de la justice, l'un concerne précisément l'homme qui est au c½ur de toutes ces brulantes procédures en cours. Il s'agit de Jean-Claude Marin, l'actuel procureur de Paris, deuxième magistrat du pays.

« Puisqu'on m'accuse ! »

Si Yves Bertrand s'est fait relativement discret ces dernières semaines – trêve des confiseurs oblige –, il sait aussi distiller des messages, fusse par des canaux discrets. On retiendra tout particulièrement celui diffusé par l'intermédiaire du journaliste Jean-Paul Cruse (ce dernier n'est pas l'un de ses plus farouches détracteurs), message consigné sur le site de ce dernier « le monde réel ».

Ainsi, à la date du « Dimanche 19 10 2008, 15h37 » (sic), on trouve trace de la déclaration suivante :

« Puisqu'on m'accuse d'avoir enregistré, sur des carnets que je n'ai confiés, moi, à personne, et surtout pas aux journalistes, "rumeurs et ragots" dérangeants sur les uns et les autres, que le parquet prenne l'initiative d'ouvrir des poursuites sur les turpitudes mentionnées, vraies ou fausses... Et qu'on m'accuse alors, si les notes des carnets correspondent à des faits réels et vérifiés, d'avoir violé l'article 40 du code pénal, qui exige de tout fonctionnaire qu'il signale au parquet les délits ou les crimes dont il a connaissance. Ou si, enquête faite, c'est faux, alors qu'on le dise. Et on verra... »

Une déclaration qui claque comme une sorte de défi à l'autorité judiciaire. Que celle-ci ne manquera certainement pas de relever.

La réponse du Parquet de Paris

Sollicité par Barkich mercredi 14 janvier, Jean-Claude Marin, « très pris », n'a pas pu répondre personnellement à ses questions. Porte-parole du Parquet de Paris, Mme Isabelle Montagne nous a toutefois déclarés, à propos des notes d'Yves Bertrand, que « ce sont des allégations, des propos mensongers. Il n'y a eu aucune tentative d'étouffer une affaire dans laquelle il y a eu des condamnations et qui est allée jusqu'à la Cour de Cassation. » Mme Montagne n'a pas souhaité commenter le problème de principe soulevé par la mise en cause du procureur chargé de cette enquête préliminaire, par l'un des principaux protagonistes.

L'affaire est tellement complexe qu'on en perd son latin , entre un patron R-G corbeau , qui avait demander à l'époque une protection judiciaire à Michèle Alliot-Marie , Nicolas Sarkozy y figurait naturellement en bonne place : résidence «payée au black» ; «introduit chez Bongo», président du Gabon, pour «prendre du fric en liquide» ; employé chez Elf comme «consultant avec un petit bureau». Plus diverses fielleries sur ses deux premiers mariages, l'affaire Clearstream, les prévenus du procès Angolagate etc...Le message est passé, discrètement et fermement : Yves Bertrand ne doit pas remettre les pieds place Beauvau. « Je vais le fendre en deux », aurait ajouté, en privé, Nicolas Sarkozy. A quelques semaines de la retraite, l'ancien patron des RG ne pourra plus offrir à ses visiteurs du soir -souvent journalistes- le traditionnel verre de l'amitié.
Celui qui fut l'homme le plus informé de France est donc passé, du jour au lendemain, du statut de haut fonctionnaire redouté pour sa connaissance des réseaux à celui de « fonctionnaire nuisible », comme l'a dit Lionel Jospin. Machiavel du renseignement intérieur ou bouc émissaire ? « Je faisais mon métier », déclare-t-il dans un entretien à Rue89. Quelques coups tordus en prime.
Yves Bertrand s'occupe de ses deux enfants et petit-enfants.
Son fils, gardien de la paix, a eu un grave accident où il fut grièvement brûlé.
Son bureau est désormais au fond d'un couloir.
Dans Le Point du 26 novembre 2008, Imad Lahoud a affirmé qu'il notamment vu Yves Bertrand, dans son bureau pour ajouter le nom de Nicolas Sarkozy sur les faux listings. "La dernière fois que j'ai vu Bertrand, c'était dans son bureau, pour ajouter le nom de Sarkozy sur les faux listings. C'est le seul nom que j'ai ajouté. C'était en présence d'une troisième personne, dont je préfère pour l'instant taire l'identité", a déclaré M. Lahoud. M. Bertrand affirme lui qu'il n'a "jamais vu ni entendu M. Lahoud, ni dans (son) bureau ni ailleurs".
Imad Lahoud (né au Liban) est un homme d'affaires et informaticien français cité dans plusieurs affaires politico-financières, en particulier l'affaire Clearstream 2


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# Posté le mercredi 03 juin 2009 23:17
Modifié le jeudi 04 juin 2009 06:11

NICOLAS SARKOZY SUR FACEBOOK

NICOLAS SARKOZY SUR FACEBOOK
Politique, web et paillettes : plus fort que Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy choisit le jeudi de l'Ascension - rien que ça - pour mettre à jour son profil Facebook. Bronzage et sourire aux lèvres, le cinquantenaire ambitionne d'y présenter « plutôt l'homme que le chef de l'Etat ».

Nicolas Sarkozy sur Facebook... le buzz a rapidement pris, au point de conduire Internautes pro et anti-Sarko à s'emparer de la toile pour lui envoyer quelques mots plus ou moins doux.

« Nicolas Sarkozy s'est mis à Internet, il y a trois semaines », sourit un ami du couple présidentiel. Et depuis, le chef de l'État travaille sec à son image web


Le président de la République évoque brièvement ses dernières lectures et sorties cinéma. Il opte également pour des vidéos « people ». L'une d'entre elles met en scène son entrée dans les appartements de l'Elysée, lors d'un entretien entre Carla Bruni Sarkozy et des lectrices de l'hebdomadaire Femme Actuelle. Dans une autre vidéo, à la manière du couple Obama aux Etats-Unis, le couple Sarkozy présente ses chiens.

Les quelque 98.000 « amis », qualifiés de « supporters » de Sarkozy sur Facebook apprécieront sans doute. Reste à savoir si la cote de popularité de Nicolas Sarkozy sera influencée à la hausse par cette initiative. N'a pas l'audience de Barack Obama qui veut.

Cette semaine, l'Élysée a donc rafraîchi le profil du Président sur le site Facebook en y diffusant photos, messages et vidéos où le chef de l'État apparaît décontracté, sans cravate, embrassant son épouse Carla qui l'appelle « Chouchou », évoquant ses trois chiens... du lourd en somme ! Et là encore, la présentation de Bo, le chien de la famille Obama, il y a quelques semaines, a été étroitement étudiée...

« Désolé M. Nicolas mais ça prend un "s" non ?? »
Si la spontanéité manque encore un peu à son profil, Nicolas Sarkozy a quand même mis la main à la pâte pour se fendre d'un petit message à ses 101 312 amis répertoriés vendredi, dans l'après-midi. Hier, aux alentours de 16h30, le chef de l'État écrit : « Le temps me manque mais soyez persuadé que je me tiens informé des échanges qui ont lieu sur cette page et que j'apprécie les témoignages de sympathie que vous m'envoyez. Merci pour votre soutien. Faisons vivre ce lien entre nous ».(Chiffres non vérifier)

Bizarrement, l'équipe de Sarkozy n'a pas rectifié une petite faute qui s'est glissée dans le message, comme le font remarquer plusieurs Internautes. « "Soyez persuadé " => Persuadés avec un 's' Monsieur le Président ! ;) », s'interroge Alexandre. « O_o M. le président a fait une faute d'orthographe ??? "soyez persuadé" ... Désolé M. Nicolas mais ça prend un "s" non ?? », renchérit Romain. Oui, ça prend un s...

« Il est parfait ?!! il est petit surtout »
Plus surprenant encore, on trouve quelques insultes sur ce profil officiel, pourtant étroitement regardé au Château. Nicolas Sarkozy les laissera-t-il passer ? Ultra-procédurier et très attentif à son image, le Président n'a jamais hésité à porter plainte pour faire interdire la vente d'une poupée vaudou, d'un tee-shirt prenant son nom pour cible, ou encore empêcher la campagne de communication de la compagnie d'avions low cost, Ryanair. Au point même de susciter le zèle de certains parquets. Octobre dernier, le parquet de Laval avait requis 1 000 euros d'amende contre l'homme qui brandissait en août 2008 une affichette « Casse-toi pauv'con » devant la voiture du chef de l'État, pour la reprise de cette si célèbre invective présidentielle prononcée au Salon de l'Agriculture.

Rappel Affaire Nicolas Sarkozy : Motif invoqué par le Procureur de la République de Laval : « Lorsqu'on insulte le Président, on insulte l'institution ». Lors de l'audience de novembre, le tribunal de Laval avait revu à la baisse la condamnation. Le chômeur de 56 ans, ne devait plus débourser 1000 euros, mais seulement en sortir 30 de son porte-monnaie. Et sur Facebook, qu'en est-il ? Mr tout le monde risque-t-il quelque chose en écrivant : « il est parfait ?!! il est petit surtout » ? L'affaire est loin d'être tranchée...ou est-ce une ruse pour lister des fichiers d'internaute mais encore tout simplement créer des fans pour le président à la manière du star people pour remplacer un respect du dévouement inexistant à sa fonction ...
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# Posté le mercredi 03 juin 2009 23:44
Modifié le samedi 13 juin 2009 04:58